dimanche 22 mai 2011

voir le monde sous un autre angle

Au cours de notre vie nous allons devoir faire face à plusieurs obstacles. Que cela soit au niveau du travail ou bien du côté personnel, rien ne nous est donné sur un plateau d’argent. Cependant, certaines personnes doivent apprendre à vivre avec des difficultés dès leur naissance et de façons constantes tout au long de leur vie. C’est d’ailleurs le cas de Marie-Sophie Madon. Jeune femme de 20 ans, elle mène une vie normale... Enfin, presque. Alors que sa mère était à son septième mois de grossesse, les médecins lui ont appris que le bébé n’était pas en parfaite santé, mais qu’ils auraient plus de détails à la naissance de l’enfant. Le 27 juillet 1990, les parents de Marie-Sophie ont le diagnostic. Leur fille souffre d’achondroplasie.

L’achondroplasie est le cas le plus fréquent de nanisme d’origine génétique. Cette forme de nanisme consiste à ce que la personne de petite taille ait le tronc de grandeur régulière, une tête plus grosse que la normal ainsi que les extrémités du corps plus petites. Les personnes atteintes de cette forme de nanisme atteignent en général entre 120 et 140 centimètres.

C’est alors qu’à peine âgé de quelques mois, Marie-Sophie doit passer des examens plusieurs fois par mois. Âgé de 5 mois, elle devient la plus jeune personne au Canada et au États-Unis à être opéré pour la compression de sa moelle épinière. Chose qui n’est pas rare pour les personnes souffrant de cette sorte de nanisme. L’opération s’étant bien passée, la physio ainsi que plusieurs ORL* ont suivi Marie-Sophie dans son apprentissage.

L’hôpital, conscient des difficultés auxquelles devront faire face la famille, réfère les parents à L’association des personnes de petites tailles. Cette organisation consiste à aider les enfants et leurs proches qui sont touchés par diverses formes de nanismes. En donnant des réunions, des conférences ainsi qu’en organisant des activités spéciales, elle permet de donné des outils et des conseils à ces personnes dans le besoin.

Ainsi, lorsque Marie-Sophie a fait son entré au primaire, l’association a donné une petite conférence dans l’école sur le nanisme afin que les problèmes de la nouvelle élève ainsi que ses besoin sois compris. Évidemment, quelques modifications dans le plan de cours des enseignants et dans le mobilier de l’école ont dû être faites. Mais, mis à part une chaise qui a été adapté et des petits bancs ajoutés où les comptoirs étaient trop en hauteur, ce ne fût rien de majeur. Heureusement, les enfants se sont montrés compréhensible envers Marie-Sophie et se sont vite lié d’amitié. «À cette âge là, on ne comprends pas tout à fait. Nous sommes encore innocent et nous voyons à peine la différence.» Bien que Marie-Sophie eut beaucoup de facilité à se faire des amis, elle en a moins eu au niveau de ses études. «Les visites constantes à l’hôpital ont eu raison de mes études. Le retard que cela a causé à fait en sorte que j‘ai dû reprendre deux années de mon primaire». Mais cela ne l’a pas ralentit pour autant. Dès son arriver au secondaire, Marie-Sophie est bien accueillie. Au cours de ces années passé à l’école, elle n’aura pas à faire face à l’intimidation des autres élèves. Elle sera même aidé de ses amis ainsi que des ses professeurs. Des cours de rattrapages et une rencontre avec un professeur un fois par semaine lui ont même été offert. Après plusieurs obstacles, Marie-Sophie a tout de même réussie à avoir son diplôme d’étude secondaire, chose dont elle était très fière.

Lorsque je lui aie demandé comment c’était de vivre dans la société d’aujourd’hui avec le nanisme, Marie-Sophie s’est mis à rire. «Ben... Je vis comme cela depuis que je suis toute petite, alors en ce qui me concerne, je ne vois pas ce qui cloche. Le monde est relativement tolérant. C‘est sûr, parfois il y a des curieux, mais je peux comprendre ça.» En ce qui concerne sa forme de nanisme, il n’y a pas beaucoup de problèmes à faire face dans la société. Le seule qui la dérange: « [...] les comptoirs dans les restaurants ou les banques sont souvent trop haut.» Mais comme elle le dit si bien, elle s’arrange. Même la SAAQ s’est montré très compréhensible. Lorsque Marie-Sophie fut prêt à passer son test de conduite, on lui a fournis une voiture qui concordait avec ses besoins. Et ce fut la même chose quand elle fit l’achat de son automobile. Pédales avancées, coussin gonflable retiré et coussin d’appoint ajouté, tout pour faire en sorte qu’elle soit confortable dans son véhicule. Cependant, elle a dû faire face à un problème majeur lorsqu’elle a été en âge de travailler. Les commerçants ne désiraient pas l’engager, trop de problèmes. Mais avec l’aide de l’Association, elle a appris que les grandes compagnies telles que Tim Horton et Wal-Mart devaient avoir 20% de leurs personnels avec un handicap physique ou mental léger. Cette information n’est pas rentrée dans l’oreille d’un sourd. Quelques semaines après avoir donné son curriculum vitae, Wal-Mart l’appelait pour l’avoir dans son équipe.

À la dernière question, soit comment est-ce que tu te vois dans 15 ans, Marie-Sophie s’est montrée légèrement hésitante. Comme tout le monde, elle voudrait avoir son propre chez-soi ainsi qu’un travail qui lui plait. «J’aimerais beaucoup travailler dans un bureau ou bien bâtir ma propre entreprise dans le domaine des animaux, mais cela reste incertain. Il y a beaucoup de chose qui peuvent se passer en 15 ans.» Elle aimerait aussi fonder une famille. Car oui, les personnes de petite taille, comme tout le monde, peuvent avoir des enfants. Cependant, ils ont environs 50% des chances que leurs progénitures soit atteint de nanisme à leur tour.

Marie-Sophie est une battante et, malgré tout ce qu’elle a dû traverser, elle à gardé la tête haute. Consciente que le combat n’est pas terminé, elle est tout de même prête à affronter toutes les situations auxquels elle sera confrontée... Du haut de ses 120 centimètres.

«J’aime la vie, et c’est tout ce qui compte.»



* examen Oto-rhino larynthologique

lundi 16 mai 2011

Sexy ou Choquant

Elle peut nous faire rire, nous émouvoir et, majoritairement, nous ennuyer. Cependant, de plus en plus, on lui attribue un qualificatif différent soit, choquant. Eh oui, la publicité, qui autrefois, servait simplement à vendre un produit, comporte de plus en plus de connotation sexuelle.
Les publicités québécoises ne sont pas les plus touchées. Tout ce que nous savons faire, ce sont des pubs sur le yogourt probiotique. Les publicités américaines, surtout celles qui concernent l’industrie de la mode, par contre, frôlent souvent l’indécence. Des grands noms comme Dolce&Gabanna, Calvin Klein ainsi que Chanel utilisent la sexualité pour attirer l’œil de leurs futurs clients, masculin ou féminin. Et ce, de bien des manières: une femme rabaissée sexuellement devant un groupe d’hommes, un couple de mannequins dans une position explicite ou bien une modèle qui pose sans haut avec un petit air coquin. Tout cela, malgré les commentaires des designers, évoque le sexe. Et ce qui est le plus déplorable, c’est que tout le monde a accès à ce genre d’images. Pourquoi? Parce qu’il y en a partout. La télévision, Internet, les panneaux près des autoroutes, les magazines, tout y passe. Et j’en passe. Alors, l’homme qui rêve d’être une femme ou bien la fillette qui rêve d’être comme ces belles de l’industrie de la mode grande et mince voit ces images plusieurs fois par jour.
Qu’une photo soit sexy, je crois que l’on peut l’accepter. Mais lorsque c’est rendu que c’est quasi pornographique et qu’on utilise l’excuse «le sexe fait vendre» pour se défendre c’est qu’on a franchi la limite respectable. Pour justifier mon point de vue, voici quelques images. Deux d’entre elles sont sexys et raisonnables tandis que les autres sont choquantes.
Ces deux parfums ont été mis en vente dans les cinq dernières années. Notez bien: les deux femmes sont maquillées de manière à ce que leurs yeux soient mis en valeur. Dans le jargon de l’esthétique, il appelle cela des yeux de félin, mieux connus sous le nom de maquillage charbonneux. De plus, les vêtements que les femmes portent font en sorte que leurs atouts sont dévoilés de façon à ce que ce soit l’imagination qui fasse le reste du travail. C’est sexy, mais pas indécent. On voit bien que c’est le parfum le centre d’intérêt et non pas les seins ou la position dans laquelle le mannequin est placé. Le modèle aide à la vente du produit, et non pas le contraire.

Les prochaines images sont celles de deux griffes populaires très connues et respectées dans le domaine de la mode. Ses designers suivent les vedettes sur le tapis rouge ainsi que les mannequins sur les défilés. Et pourtant, ils décident tout de même de choisir la sexualité comme premier élément lors des séances photos pour les pubs de leurs nouvelles collections.


Devinez ce que l’on veut vous vendre sur la première photo. Allez, faites un effort, je sais que vous en êtes capable. Quoi...? Non, ce n’est pas des implants mammaires. Je vous laisse une dernière chance. Vous ne trouvez pas...? Ce sont les jeans d’une des collections d’une grande icône de la mode mieux connue sous le nom de Calvin Klein. Mais, ne vous en faites pas, vous n’êtes pas les premiers à vous tromper. Ce créateur de mode est d’ailleurs reconnu pour ses publicités provocantes. Mais que voulez-vous, le sexe fait vendre! Celle de Dolce&Gabbana, elle, met en scène la supériorité des hommes. Ce qui est déplorable, c’est que ce sont des griffes respectables et ils devraient être capables d’attirer l’attention du public sans avoir à utiliser ce genre de mesure. La limite qui sépare une photo indécente d’une séduisante est mince. Mais ce n’est pas impossible à réaliser.
Malheureusement, ce genre de publicité à connotation sexuelle fait maintenant partie du monde de la mode, donc de notre quotidien. Et c’est à nous de juger ce qui nous convient ou non. Car, oui, ce que je juge convenable ne l’est peut-être pas pour une autre personne. Cependant, je crois tout de même que des limites devraient être imposées.